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Lyrica (Pfizer): Conférence de presse pour l'obtention de l'AMM en Tunisie
Le Lyrica® : un nouveau traitement des douleurs neuropathiques périphériques et centrales commercialisé par Pfizer obtient l'AMM en Tunisie.
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Interview exclusive : Guy Olivier Segond, Ambassadeur spécial du SMSI PDF Print E-mail
Wednesday, 15 December 2004
Interview exclusive : Guy Olivier Segond, Ambassadeur spécial du Sommet Mondial de la Société de l'Information

Par Senda Baccar

Guy Olivier SegondAncien Président du Conseil d'Etat de la Ville de Genève, Guy Olivier Segond est loin d'être un inconnu sur la scène internationale. Dans le cadre de ses successifs mandats électifs, son ferme engagement en faveur de la coopération internationale, des droits de l'homme et du développement durable, sa maîtrise et sa participation active à de nombreux événements marquants en matière de TIC ont permis sa désignation naturelle au poste d'Ambassadeur spécial de l'Union Internationale des Communications (UIT) pour le Sommet Mondial de la Société de l'Information. C'est en cette qualité et sur invitation de la société civile qu'il s'est rendu dernièrement à Tunis où se tiendra au printemps 2005 la seconde partie de ce Sommet, après Genève du 10 au 12 décembre 2003.
En tant qu’Ambassadeur spécial du Sommet, M. Segond est chargé de contacts de haut niveau avec les gouvernements et institutions du système des Nations Unies pour les sensibiliser à l’importance du Sommet. Il a également la charge des contacts avec les dirigeants du secteur privé afin de les associer aux préparatifs du Sommet, tant sur le plan du contenu que sur le plan financier. Enfin, il veille à la promotion du Sommet auprès des médias tout en participant aux réunions et manifestations s’y rapportant.
Nous l'avons rencontré, le jour de son départ, pour recueillir ses impressions.

S.B. : Que pense G.-O. Segond, l'homme de terrain, de la question des TIC dans les pays PED? Quelles sont, d'après vous, les mesures à mettre en place pour combler le fossé numérique ?

G.-O. S. : Au départ, la Société de l'Information (SI) avait fait naître de grands espoirs. Elle était sensée permettre la diffusion des connaissances, améliorer la lutte contre l'ignorance et, par là même, contre la pauvreté. La SI devait entraîner des progrès dans tous les domaines: diffusion de la démocratie, progrès social, développement humain, etc. Cette promesse d'un avenir meilleur pour l'ensemble de l'humanité n'a pas été tenue. Aujourd'hui, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 91% des utilisateurs des TIC sont concentrés dans des pays représentant 19% à peine de la population mondiale. Tout l'enjeu du Sommet sera d'arriver à trouver les moyens politiques  et concrets qui permettront de compléter la coopération traditionnelle Nord/Sud par une coopération entre le Sud émergent et le Sud moins avancé. Ainsi, en Inde, la réalisation d'un PC de base, Simputer ( pour "Simple Computer"), accessible pour 100 dollars est à l'étude. Au Brésil, une expérince similaire est en cours avec le "Folksputer", qui sera la "Volkswagen" du PC. Des projets qui ressemblent à celui du PC familial en Tunisie… l'idée étant de permettre effectivement à tous d'acquérir un ordinateur.

S.B. : Quel est le but de votre visite en Tunisie et qu'en avez-vous retenu ?
G.-O. S. : Dans le cadre de la préparation du Sommet, ma visite poursuivait deux objectifs. Tout d'abord, discuter avec les représentants du gouvernement et, en second lieu, rencontrer les organisations de la société civile tunisienne. Il existe une volonté politique claire de développer les TIC, en particulier auprès des jeunes et des handicapés. La vie associative, la Tunisie compte plus de 8000 associations, est très riche et bénéficie d'une grande diversité et de beaucoup de dynamisme. Les femmes tiennent une place essentielle dans la vie économique, y compris dans l'appropriation des TIC. C'est cette image que je retiens de ma visite.

S.B. : Les Nations Unies ont organisé au cours de la dernière décennie un nombre important de Sommets mondiaux, en particulier celui de Rio pour le développement durable en 1992. Maintenant, il y a ce Sommet Mondial de la Société de l'Information qui est en préparation. Existe-t-il un lien entre ces grands événements ? En quoi ce rendez-vous s'est-il fait ressentir comme nécessaire ?

G.-O. S. : Au début des années 90, les Nations Unies ont effectivement convoqué toute une série de Sommets réunissant les chefs d'Etat et de gouvernement sur des thématiques globales, à travers une grille de lecture Nord/Sud. Ces rendez-vous, bien qu'ils aient atteint leurs objectifs, n'ont pas répondu à toutes les espérances. C'est d'ailleurs pour cette raison que les Nations Unies ont décidé de modifier la formule. A la forme, tout d'abord, le Sommet Mondial de la Société de l'Information sera clairement orienté Nord/Sud. Il s'ouvre à Genève en 2003 pour aboutir à Tunis au printemps 2005. Sur le fond, il va réunir quatre grandes familles d'acteur : l'Etat national qui offre la régulation et le cadre juridique ; les organisations internationales qui, à travers la normalisation, permettent l'interconnexion des réseaux ; les entreprises privées dont le rôle est d'investir pour la construction et l'exploitation des réseaux et, enfin, la société civile qui fournit l'essentiel du contenu : Universités, médias, ONG, etc.

S.B. : S'agit-il des synergies qu'il est nécessaire de promouvoir ? Pensez-vous qu'il est nécessaire de réunir l'ensemble de ces acteurs autour d'une table ?
G.-O. S. : Si vous me permettez une image, je compare souvent le Sommet à une marguerite: au cœur, il y a les 191 chefs d'Etat et de gouvernement membres des Nations Unies. Ils adoptent la déclaration de principe et le plan d'action commun. Autour de ce cœur, se trouvent tous les pétales : organisations internationales, ONG, entreprises privées spécialisées dans le secteur des télécommunications, du multimédia ou encore de l'informatique, conférences d'experts, société civile. C'est ce tout, réuni, qui constitue le Sommet.

S.B. : Ce Sommet, et c'est une grande nouveauté, aura donc deux lieux, Genève et Tunis, deux dates, 2003 et 2005. Quelle sera la répartition des rôles et des thèmes à débattre ?
G.-O. S. : Cette question est encore à l'étude. Elle est actuellement  débattue entre les deux Etats hôtes qui doivent discuter entre eux afin d'assurer un mécanisme de travail au service du contenu. Là aussi, on peut comparer la préparation d'un Sommet à un long vol intercontinental. Suite à la première conférence régionale africaine tenue en mai 2002 ainsi qu'à la première réunion de la Commission préparatoire (PrepCom) qui s'est tenue à Genève en juillet dernier, on peut dire que nous en sommes qu stade du décollage. Il faut attendre que ce "vol" prenne de l'altitude et atteigne sa vitesse de croisière, avec à son bord, l'ensemble des acteurs que je viens de citer…

S.B. : Vous devez déjà avoir une idée des thèmes concrets qui seront au centre des discussions…
G.-O. S. : Il s'agit de l'ensemble des questions relatives à la SI. Elles vont de la propriété intellectuelle à celle de la signature électronique en passant par la lutte contre la pornographie et la pédophilie. Le thème dominant concernera toutefois la fracture numérique et les actions susceptibles de l'éliminer.

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Guy Olivier Segond, l'homme qui rêvait d'une Genève "Intelligente"

"Smart Geneva". Tel était le nom de ce projet, né d'un esprit éclairé, en avance sur son temps. Trop en avance, peut-être. Un projet qui n'ira pas assez vite, ni assez loin, aux yeux de son initiateur mais qui permet de lever un pan sur les idéaux du fin politicien qu'est avant tout Guy Olivier Segond. Dans le cadre des divers mandats électifs qui lui furent attribués au cours d'une carrière politique sans heurts, l'ancien membre du Parlement fédéral de la Confédération Helvétique, Maire de Genève et Président du Conseil d’Etat de Genève s'est en particulier distingué lorsqu'en 1998, alors que le réseau Internet n'avait pas encore gagné ses lettres de noblesse auprès de la société et du monde politique, cet amateur de métaphores lance, au Conseil d'Etat, un projet ambitieux: "De même qu'il a été important de construire des réseaux ferroviaires lorsque le chemin de fer a été inventé, des routes lorsque l'automobile a été inventée, des aéroports lorsque l'avion a été inventé, il est important de construire des réseaux de communication à haute capacité pour permettre aux nouvelles technologies de l'information de se développer pleinement" déclare-t-il lors d'un discours mémorable prononcé le 5 novembre 1998 au nom du Conseil d'Etat devant le Grand Conseil genevois.
En effet, Segond se rend très rapidement compte de l'importance des TIC pour le rayonnement de la Genève internationale, en particulier face à la concurrence de pays voisins qui expriment de manière de plus en plus pressante leur souhait que certaines organisations internationales s'installent dans leurs murs. Pour lui, Genève est au "cœur de la Société de l'Information" dans la mesure où nombreux y sont les organismes chargés de normaliser les autoroutes de l'information: "La construction d'un réseau genevois de véritables autoroutes de l'information n'est pas seulement un défi technologique : c'est surtout un projet démocratique tourné vers l'avenir. (…) Les nouvelles technologies de l'information ne sont pas des fatalités : ce sont des possibilités dont la mise en oeuvre permet de créer les richesses et les emplois du 21ème siècle. C'est pourquoi Smart Geneva est le symbole d'une Genève créatrice, créatrice d'innovation, d'art, de produits et d'emplois, mais aussi d'idées, d'intégration, d'espoir et d'audace." conclura-t-il son discours.
C'est pourquoi ce projet lui tenait tant à cœur. Pourtant, six ans plus tard, cet ambitieux programme de fibre optique pour tous n'a pas abouti.
Segond demeure cependant optimiste et refuse de se déclarer déçu. A notre confrère suisse de la Télévision Suisse Romande, Bernard Rappaz qui lui pose la question, il préfère déclarer: "Ce qui est important dans la vie politique, ce n’est pas de dire ou de faire ce que tout le monde fait parce que tout le monde peut le faire, c’est quelque part d’indiquer le chemin. On peut dire que la politique, pour beaucoup, c’est l’art du possible et donc d’une certaine manière, l’art du médiocre. Moi, je préfère une autre définition qui est plus ambitieuse, plus noble aussi, qui est de dire, la politique c’est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire. Je suis convaincu qu’il était nécessaire pour Genève d’être dans les premières villes au monde à avoir un bel équipement en fibres optiques. J’ai fait ce que j’ai pu pour indiquer le chemin, c’est bien le chemin qui a été pris, mais beaucoup plus lentement."
Pas facilement démontable, G.-O. Segond devra aujourd'hui se montrer tout aussi convaincant pour faire en sorte que le Sommet Mondial de l'Information, dont il est depuis février 2002 l'ambassadeur spécial, soit un succès et permette, autant à la Suisse qu'à la Tunisie, de rayonner harmonieusement et de manière équilibrée sur la scène internationale.

Senda Baccar

Le site de Smart Geneva
http://www.geneva.ch/f/SmartGeneva.htm

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Le Sommet Mondial de la Société de l'Information:
un enjeu de taille pour le développement humain

Le Sommet mondial tendra à la définition d'une vision et d'une compréhension communes de la société de l'information qui touche tous les domaines de l’activité humaine. Il examinera les moyens de mettre la révolution de l’information au service du développement humain contre la fracture numérique. A cet effet, il adoptera une Déclaration de principes et un plan d’action stratégique de développement concerté. Le Sommet mondial aura lieu en deux phases, à Genève en décembre 2003 et à Tunis en 2005.
Il sera préparé par un processus intergouvernemental ouvert aux organisations internationales, aux organisations non-gouvernementales, au secteur privé et à la société civile. Ce processus intergouvernemental sera conduit par une Commission préparatoire et sera accompagné par des conférences régionales et des réunions thématiques. Il faudra établir un plan d'action stratégique de développement concerté permettant de concrétiser cette vision. Ainsi, le Sommet sera l’occasion unique de rassembler la communauté mondiale au plus haut niveau et de mieux appréhender la révolution et son impact, puisqu'il rassemblera des chefs d'État, des chefs d'institutions spécialisées des Nations Unies, des capitaines de l'industrie, des représentants des organisations non gouvernementales et des médias et enfin les porte-parole de la société au sens large.
Les thèmes proposés pour le Sommet ont été discutés lors de la première réunion de la Commission préparatoire (PrepCom) qui s'est tenue du 1er au 5 juillet 2002 à Genève. Ils porteront sur les éléments correspondant aux problèmes essentiels que pose la société de l'information, dont:
• la mise en place des infrastructures
• la création de débouchés: parvenir à un accès universel et équitable à la société de l'information
• les services et applications
• les besoins des utilisateurs
• la définition d'un cadre général
• les TIC, l'enseignement et la santé
Chacun des thèmes sera traité sous tous les angles (développement, aspects économiques, politiques, sociaux, culturels et technologiques, etc.).
L'initiative du Sommet remonte à la Conférence de plénipotentiaires de 1998 de l'UIT, institution spécialisée des Nations Unies chargée des télécommunications. Du fait que les télécommunications sont appelées à jouer un rôle essentiel dans la nouvelle société de l'information, l'action de l'UIT sera déterminante dans la planification et l'organisation de ce Sommet, en étroite collaboration avec tous les acteurs de la société de l’information.

Le sommet sur le site de l’IUT
http://www.itu.int/wsis/

 





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